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mercredi 22 février 2012

Voici pourquoi je n'ai pas écrit d'article depuis plus d'une semaine...

Cela fait en effet un peu plus d'une semaine que je n'ai pas écrit d'article sur ce blog Des Trucs Pour Changer De Vie. Et ce n'est ni un manque de temps ni un manque d'inspiration, mais tout simplement un manque d'envie...


La vie est éphémère...

Pourquoi un manque d'envie me diras-tu ? Et bien, c'est à cause d'un évènement qui nous touche tous sans exception dans notre vie: la mort !

Oui, je sais, ça "jette un froid" comme on dit couramment. Mais je ne peux pas dire autre chose puisque j'ai perdu un ami brutalement il y a tout juste une semaine...

Cet ami, je suis allé à ses obsèques Vendredi dernier. Et j'ai l'impression que tout ça est irréel. Dans ce genre d'évènement, on passe souvent par plein d'états différents: l'émotion, l'abattement, la révolte, la tristesse, etc.

Ce genre de départ brutal amène forcément à des questionnements sur soi, sur ce que l'on fait, sur ce que l'on ne fait pas et sur ce qu'on devrait faire. Tout est allé tellement vite ! On se sent bien impuissant.

Si cette réflexion est bien légitime, il faut mainenant repartir de l'avant, progresser, faire ce que l'on aime le plus possible.

J'ai reçu hier dans ma boite mail, coïncidence ou hasard "programmé", ce mail de Christian Godefroy. Le voici. Il concerne le deuil:


Nous avons tous été ou nous serons
  tous confrontés au deuil. C'est une loi
  de la nature...

    J'essaye de me faire à cette idée
  alors qu'on recouvre le cercueil de mon
  grand-père d'une poignée de terre.

    Quand un proche meurt, on dit qu'il
  nous quitte. Le prêtre, dans son
  discours, ne cesse de souligner la
  douleur de "ceux qui restent". Pour
  lui, il ne fait aucun doute que mon
  grand-père sera plus heureux là où il va.

    "Il part et nous restons" dit-il.

    Cette idée me donne la chair de
  poule. Elle est injuste. Elle implique
  que la mort est un bienfait tandis que
  la vie ne vaut pas la peine d'être
  vécue. Je pense le contraire : nos
  chers défunts n'ont plus rien à perdre,
  mais nous, nous avons encore tant à vivre !

    Ils restent. C'est nous qui partons.

    Une pluie fine s'est mise à tomber
  sur le cercueil maintenant couvert au
  trois quart de terre.

    J'imagine la vie comme un vaste hall
  de gare. Les défunts attendent au bord
  de la voie. Ils sont là, un peu
  désemparés, comme l'ami qui vous
  accompagne. Le train s'éloigne. On
  agite la main par la portière et celui
  qui vous répond depuis le quai
  s'amenuise dans la distance.

    Ils restent, nous partons.

    Le phénomène de l'éloignement
  physique n'explique pas tout. Ils
  rapetissent parce qu'ils restent. Rivés
  sur le quai de la gare, ils deviennent
  des lilliputiens. Ils se fondent dans
  le lointain d'une vie immuable : mêmes
  repas autour de la même table, mêmes
  feuilletons télé, et le chien,
  semblable à lui-même, et le paysage,
  figé pour l'éternité dans l'encadrement
  de la fenêtre du salon. Nous, les
  voyageurs en route pour une nouvelle
  vie, nous faisons figures de géants.
  Nous sommes les aventuriers. La vie
  nous réserve encore de belles surprises.

    Aujourd'hui, mon grand père est
  arrivé à destination. Il a posé ses
  bagages. Il reste.

    Moi, je continue le voyage.

  --------------------------------------

    "Vivre ce n'est pas seulement
  changer, c'est continuer."
    Pierre Leroux

    "Ceux qui rient et qui jouent sont
  les plus vivants"
    Plotin

  (c)2007, Club Positif

10 commentaires:

  1. Merci Sam pour ce partage .
    Les dueils qui nous touchent sont des épreuves que la vie nous donne et nous font en effet nous questionner sur... chacun vit le deuil à sa façon et je pense que le vivre dans son coeur est important .La personne qui est passée de l'autre coté du mur reste toujours dans notre coeur et nous aide à poursuivre notre chemin de vie .C'est , en tous cas , ce que je crois
    Je t'envoie des ondes positives
    BrigitteN

    RépondreSupprimer
  2. Merci Brigitte pour ton message qui me va droit au coeur.

    C'est ce que je pense également. Il y a une place dans notre coeur pour ces personnes qui nous quittent physiquement, mais pas au niveau de l'esprit. Elles nous font même des signes de temps en temps.

    Merci pour ces ondes positives qui aident à repartir.

    Amicalement,

    Sam

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour Sam,
    C'est drôle de recevoir ce mail.
    J'ai perdu mon père la semaine dernière; ses funérailles étaient mercredi passé.
    Il était en très mauvaise santé depuis une opération aux cervicales en octobre 2010.
    Ce n'était donc pas vraiment une surprise et certainement une délivrance pour lui, même si je crois qu'une main bien-(ou mal-)veillante l'a "un peu" aidé; mais ce n'est pas cela l'essentiel. Nos relations étaient très superficielles depuis plus de 30 ans.
    Ce qui me neutralise est difficile à décrire.
    Pas de larmes, pas d'émotions mais un agacement face à la vie qui continue et aux réactions/émotions des autres.
    C'est comme s'il fallait que je lui crée une place qu'il n'avait plus. Et Pour cela il faut qu'on me laisse tranquille, seule.
    Ce passé plein de questions sans réponses, plein d'énigmes et de non-dits. Cela m'interpelle plus que de son vivant.
    Il part, nous restons,... ou nous partons et il reste.
    Quel beau sujet de dissertation, mon cours préféré (il y a bien longtemps).

    Ceci dit, je crois fermement que lorsqu'on a vécu un deuil "pleinement", c'est celui-là qui reste "la première fois" et qui nous marque de façon indélébile pour le restant de nos jours.
    Avant la mort m’émouvait, depuis lors, plus (que ce soit pour des humains ou des animaux).
    J'ai perdu mon jeune frère en 1999. Il avait 28 ans, décédé d'un cancer des ganglions.
    C'était un homme extra-ordinaire au sens le plus "extra" qu'on puisse lui donner.
    La rage, la révolte, la haine vis-à-vis du corps médical, la tristesse... immense, ... immense, le désarroi, la défaite, ... puis l'acceptation de ce "départ" et des obsèques que j'avais organisées "extra-ordinaires".
    Il aimait Goldmann, tout fut centré là dessus; il avait des tonnes d'amis et de relations : tout le monde était là et tout le monde a participé, tout le monde a chanté, parlé, écrit encore et encore.
    Tous se souviennent encore de ce "départ".
    Il est parti, mais il est toujours là. Je ne crois pas qu'il se passe un jour où je ne pense pas à lui; pas avec tristesse, mais comme si il était là.
    La violence des sentiments que j'ai vécus à cette époque (plusieurs mois de maladie), je suis certaine que je ne les revivrez plus, pour personne.
    C'est drôle à dire, mais cela concerne même mon mari depuis 35 ans et mes 4 enfants, et même ma propre disparition.
    "Son" deuil (la rencontre avec la mort), je crois qu'on ne le vit qu'une seule fois.
    Si la tristesse (re)vient à chaque perte, c'est qu'on ne l'a pas encore rencontré.
    C'est aussi étrange que le film avec Brad Pitt "Meet Joe Black".

    Je te souhaite de te remettre rapidement à la lecture du livre de ta vie. Une page a été tournée sans que tu le veuilles. Prends le temps qu'il faut pour comprendre ce qu'il s'est passé.

    Claire Honnay

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    Réponses
    1. Merci Claire de ce message.

      Tes paroles sont pleines de bon sens. Et je comprends très bien ce que tu exprimes.

      Ces évènements sont un peu un miroir de ce que nous sommes. Il faut les regarder en face et les surmonter.

      Je continue encore une fois d'avancer. Peut-être avec de nouvelles bases, un nouveau regard et de nouveaux paramètres.

      Sam

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  4. Bonsoir Claire, Sam, je suis de tout coeur avec vous. J'ai perdu des amis, mon compagnon le plus cher, brutalement aussi, j'ai été anéantie mais j'ai su très vite : leur présence est là, quotidienne, elle me soutient, elle m'inonde de joie et de sérénité. Oui les signes ne trompent pas, ils sont là à qui veut bien les voir. La vie, la mort, mais c'est un tout, nous en faisons tous partie, la vérité que j'ai découverte, c'est en fait qu'il n'y a rien a essayer de comprendre. C'est là, c'est ainsi, mais nous sommes tous ensemble, parfois aussi plus près les uns des autres que nous ne l'avons jamais été. Il suffit de savoir accepter, et lorsque notre coeur et notre intelligence sont enfin en accord, oui, Claire, je vous comprends, la mort devient une chose naturelle, qui va de soi. Sam, votre ami est plus présent que jamais auprès de vous et il iradie, comme le frère aimé de Claire, d'une présence amicale, aimante, joyeuse, battante, heureuse et tendre.C'est ce qui passe pour moi, et c'est aussi ce qui m'a transformée. Tout doucement, du plus profond de coeur, je vous le souhaite aussi à tous deux. Amicalement. Sophie Cadaux.

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    Réponses
    1. Merci Sophie pour ton message.

      La phase d'acceptation est importante. Mes idées rejoignent les tiennes.
      Bien amicalement.

      Sam

      Supprimer
  5. Bonjour Sam,

    Comme c'est la première fois que je viens sur ton blog, je me présente. je m'appelle Jérémy Goldyn, je suis Entrepreneur Blogueur et auteur du blog www.roadtoentrepreneur.com qui a pour but d’aider les gens à trouver le meilleur chemin pour réussir ce qu’ils souhaitent entreprendre.

    Ton article m’interpelle car ce qui nous donne la force d'avancer au jour le jour, ce sont nos proches. Or quand on perd un proche, on a l'impression de ne plus savoir pourquoi on se bat.

    La meilleure chose à se dire est de savoir que les personnes qui nous quittent nous aiment et qu'elles auraient voulu qu'on réussisse et qu'on profite de la vie. Alors n'abandonnez pas et battez vous pour elles.

    Jérémy Goldyn,

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  6. Merci Jeremy de ton soutien.

    Je n'ai pas l'intention d'abandonner, au contraire.

    Il faut juste un temps pour "digérer" les évènements.

    Mais j'ai bien l'intention de quitter mon statut de salarié.
    La "petitesse" de certains collègues et du milieu dans lequelle je suis encore est en fait un booster qui entretient ma volonté.

    Bientôt je vais faire le point sur une orientation boursière donnée il y a quelques semaines. C'est une sorte de "feuilleton"... Mais un feuilleton d'enfer !

    Le potentiel est énorme !

    Sam

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  7. Toute mes condoléances SAM. C'est malheureux , mais la vie est ainsi faites et nous nous devons de profiter un max de la vie à chaque instant. Prenons plaisir à chaque moment.

    RépondreSupprimer
  8. Merci Stéphane pour ton soutien.

    Effectivement, cela ne peut que changer le regard que nous avons sur la vie. Et je te rejoins sur le fait de vivre l'instant présent.

    Sam

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